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Du 08 au 17 juillet 2019, la 15ème édition du Festival des Etés de la Danse se déroulera au Théâtre Mogador à Paris. Cette année, c'est la Compagnie Nationale de Danse d'Espagne, dirigée par José MARTINEZ, qui sera invitée à présenter le ballet "Carmen", dont la chorégraphie de Johan INGER a été récompensée par le Prix Benois de la Danse 2016.
Du 28 novembre au 02 décembre 2018, le Eifman Ballet de Saint-Pétersbourg vient présenter «Anna Karénine» au Palais des Congrès de Paris. Créée en 1977 par le chorégraphe Boris EIFMAN, cette Compagnie a su s’imposer, au fil des ans et de ses tournées à l’étranger, comme la 3ème Compagnie Russe sur la scène internationale, après le Bolchoï de Moscou et le Maryinsky (ex-Kirov) de Saint-Pétersbourg. Inspiré du célèbre roman de Léon TOLSTOÏ paru en 1877, le ballet conçu par Boris EIFMAN se concentre sur le triangle amoureux entre Anna Karénine, son mari Alexis Karénine et le Comte Vronski, son amant. Tout en développant une très belle technique néoclassique, avec des mouvements poussés à l’extrême, la chorégraphie se montre très narrative et emporte totalement le spectateur dans les tourments passionnels de l’héroïne. Une œuvre rare, à voir absolument ! // Les danseurs représentés sur les deux photos sont Masha ABASHOVA (rôle d’Anna Karénine) et Oleg GABYSHEV (rôle du Comte Alexis Vronski, l’amant d’Anna). (Article Patrick HERRERA)
Du 25 juin au 07 juillet 2018, la 14ème édition du Festival des Etés de la Danse investit la Seine Musicale avec 4 programmes différents. Tout d'abord, 2 programmes Hommage à Jerome ROBBINS : le premier du 25 au 27 juin interprété par le New York City Ballet («Dances at a Gathering» et «Suite of Dances») et le Joffrey Ballet («Interplay» et «Glass Pieces»), le second du 28 au 30 juin interprété par le Miami City Ballet («In the Night» et «Other Dances»), le Perm Opera Ballet («Four Seasons») et le Pacific Northwest Ballet («Opus 19/The Dreamer»). Puis, 2 programmes du Pacific Northwest Ballet de Seattle, du 03 au 07 juillet : le premier (les 03 et 06 juillet à 20h et le 07 juillet à 14h30) présentant des œuvres des chorégraphes Christopher Wheeldon, Ulysse Dove, Alejandro Cerrudo et Cristal Pite, le second (les 04, 05 et 07 juillet à 20h) présentant des œuvres des chorégraphes Jessica Lang, William Forsythe, Benjamin Millepied et Twyla Tharp.
C’est désormais la règle, l’âge de la retraite des danseurs à l’Opéra National de Paris est fixé à 42 ans et demi, pour les hommes comme pour les femmes. C’est pourquoi, le 31 mars prochain, la danseuse Etoile Marie-Agnès GILLOT (née le 07 septembre 1975 à Caen) fera ses adieux à l’Opéra National de Paris dans le rôle d’Eurydice, sur l’Opéra dansé «Orphée et Eurydice» chorégraphié par Pina BAUSCH. // Sur la photo, Marie-Agnès danse le rôle de Nikiya dans «La Bayadère», chorégraphie de Rudolf NOUREEV. // Marie-Agnès GILLOT débute la danse à l’âge de 5 ans à Caen puis, à partir de 9 ans, elle poursuit sa formation à l’Ecole de Danse de l’Opéra de Paris. En 1989, à 14 ans et demi, elle intègre le Corps de Ballet de l’Opéra de Paris, avec une dispense d’âge parce qu’elle est légalement trop jeune. En 1991, elle est promue Quadrille, Coryphée en 1992, puis Sujet en 1994. Le 14 janvier 1999, Marie-Agnès Gillot devient Première Danseuse du Ballet de l’Opéra de Paris et, le 18 mars 2004, elle est nommée Etoile à la suite de la représentation de «Signes» de Carolyn CARLSON. Au niveau du Répertoire Classique, Marie-Agnès a dansé les rôles principaux des grands ballets de Rudolf NOUREEV, comme «Le Lac des Cygnes», «Don Quichotte», «La Bayadère» (voir photo), «Raymonda», «La Belle au bois dormant» et «Cendrillon». Elle a également abordé les œuvres de George BALANCHINE («Concerto Barocco», «Apollon Musagète», «Joyaux», «Sérénade», «Liebeslieder Waltzer», «Agon», «Symphony in C», «Les Quatre Tempéraments», «Le Fils Prodigue»), Patrice BART («Giselle» - rôle de Myrtha), Pina BAUSCH («Orphée et Eurydice»), Maurice BÉJART («La IX° Symphonie», «Le Concours», «Webern Opus V», «Le Boléro»), Kader BELARBI («Hurlevent»), Carolyn CARLSON («Signes»), Mats EK («Giselle», «Appartement»), William FORSYTHE («In the Middle Somewhat Elevated», «Woundwork 1», «The Vertiginous Thrill of Exactitude», «Pas./parts»), Pierre LACOTTE («Paquita»), Abou LAGRAA («Le Souffle du Temps»), Serge LIFAR («Les Mirages», «Phèdre»), Edouard LOCK («AndréAuria»), Kenneth MacMILLAN («L’Histoire de Manon»), Wayne McGREGOR («Genus»), John NEUMEIER («Sylvia», «Le Songe d’une Nuit d’Eté»), Roland PETIT («Clavigo», «Notre-Dame de Paris», «Carmen», «Le Jeune Homme et la Mort»), Angelin PRELJOCAJ («Casanova», «Annonciation», «Le Songe de Médée»), Jerome ROBBINS («Glass Pieces», «The Cage»), … En tant que chorégraphe, Marie-Agnès a signé «Rares Différences» (2007) et «Sous Apparence» (2012). En 2005, elle a été récompensée par le Benois de la Danse. (Article Patrick HERRERA)
Du 03 au 08 octobre 2017, le Ballet National du Canada était invité au Théâtre des Champs-Elysées pour cinq représentations exceptionnelles du ballet «Nijinsky» de John NEUMEIER. Tout d’abord, qui était Vaslav NIJINSKY ? Danseur et chorégraphe russe d’origine polonaise, Vaslav NIJINSKY est né le 12 mars 1889 à Kiev et décédé le 8 avril 1950 à Londres. Formé à l’Académie de Danse Impériale de Saint-Pétersbourg, il danse au Ballet du Théâtre Maryinsky où l’impressario Serge de DIAGHILEV le sélectionne pour les tournées internationales des Ballets Russes. Réputé pour sa virtuosité et pour ses sauts, il est considéré comme le plus grand danseur de son époque. Il a marqué de son interprétation les créations de Mikhail FOKINE dans le rôle de l’Esclave d’Or de «Shéhérazade» (1910), dans «Pétrouchka» (1911) et dans «Le Spectre de la Rose» (1911), mais aussi dans le rôle du Faune dans sa propre chorégraphie de «L’Après-midi d’un Faune» (1912). En 1913, au Théâtre des Champs-Elysées, sa chorégraphie moderne du «Sacre du Printemps» sur la musique d’Igor STRAVINSKY fit scandale. Côté vie privée, il fut l’amant de Serge de DIAGHILEV de 1908 à 1913, avant de tomber amoureux et d’épouser la danseuse hongroise Romola de PULSZKY en 1913 à Buenos Aires. En 1919, il sombre dans une folie mégalomane et mystique, qui lui fait perdre la totalité de ses moyens et met fin à sa carrière artistique. Grand admirateur et collectionneur d’objets ayant appartenus à Vaslav NIJINSKY, le chorégraphe John NEUMEIER a décidé de situer l’action de son ballet biographique à une date charnière : le 19 janvier 1919, dans une salle de l’Hôtel Suvretta House de Saint Moritz (Suisse), où Vaslav NIJINSKY a dansé pour la dernière fois en public. L’Acte I propose un voyage imaginaire dans les souvenirs de NIJINSKY, sa relation avec son mentor Serge de DIAGHILEV, ses plus grands rôles (interprétés chacun par un danseur différent), sa partenaire Tamara KARSAVINA, mais aussi sa vie privée avec sa sœur Bronislava (qui devint chorégraphe) et sa rencontre avec son épouse Romola sur le bateau qui les conduisait en Amérique du Sud. L’Acte II essaye d’illustrer la folie de NIJINSKY où se mêlent souvenirs d’enfance, visions cauchemardesques de la Première Guerre Mondiale et l’infidélité de sa femme. Hommage narratif complexe, ce ballet offre une lecture poétique de la vie de Vaslav NIJINSKY en mettant en lumière les instants de gloire, mais aussi les heures sombres de l’artiste et de l’homme. La Compagnie du Ballet du Canada, dirigée par Karen KAIN et forte de 78 danseurs, s’approprie le style du chorégraphe et entraîne le spectateur dans ce chef d’œuvre qui explore les méandres de l’esprit de NIJINSKY. Pour la représentation du dimanche 08/10/2017 à laquelle j’ai assisté, Vaslav NIJINSKY était interprété par un remarquable Francesco Gabriele FROLA (photo du bas) qui combine admirablement virtuosité et fragilité, pour donner vie aux tourments de son personnage. Sa femme Romola bénéficiait de l’impressionnante présence scénique de Svetlana LUNKINA, ex-Etoile du Bolchoï de Moscou. La ballerine Tamara KARSAVINA était confiée à la douceur romantique de Jillian VANSTONE (photo du bas). Parmi les interprètes des rôles mythiques rêvés qui ont été créés par Vaslav NIJINSKY, je retiendrai surtout Félix PAQUET (photo du haut) dans le Faune de «L’Après-midi d’un Faune», mais également dans l’Esclave d’Or de «Shéhérazade», ainsi que Harrison JAMES dans l’Esprit de la Rose du «Spectre de la Rose». Les musiques, empruntées à CHOPIN, SCHUMANN, RIMSKY-KORSAKOV et CHOSTAKOVICH ont été interprétées en direct par l’Orchestre Prométhée sous la direction de David BRISKIN, avec une remarquable violon solo, Anne-Claire GORENSTEIN. Au final, l’ensemble du spectacle fut chaleureusement applaudi par le public qui lui réserva une standing ovation amplement méritée. Il faut dire qu’un tel ballet hommage à Vaslav NIJINSKY ne pouvait rêver de plus bel écrin que le Théâtre des Champs-Elysées qui, un siècle plus tôt, avait déjà accueilli le danseur et le chorégraphe de son vivant, lorsqu’il faisait la gloire des Ballets Russes. (Article Patrick HERRERA) // Photo du haut : Félix PAQUET (incarnation rêvée d’un célèbre rôle créé initialement par Vaslav NIJINSKY) dans le rôle du Faune dans «L’Après-midi d’un Faune» ; photo du bas : Francesco Gabriele FROLA (Vaslav NIJINSKY) et Jillian VANSTONE (Tamara KARSAVINA) dans «Les Sylphides».

Commentaires

27.03 | 18:18

Pour le programme court, Yuzuru a patiné sur 'Otonal' de Raul di Blasio.

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24.03 | 14:19

hello, quelqu'un peut il me dire le titre de la musique pour le programme de Yuzuru Hanyu svp?

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16.05 | 13:56

Un spectacle de qualité avec une programmation harmonieuse entre les pièces classiques et contemporaines, mais aussi au niveau de la musique. Une belle soirée !

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15.05 | 14:26

Un beau moment très bien dansé qui permet de s'échapper du quotidien.

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