Actualité

Du 28 juin au 16 juillet 2016, la 12ème édition du Festival «Les Etés de la Danse» accueille le New York City Ballet au Théâtre du Châtelet pour 20 représentations exceptionnelles. Cette célèbre Compagnie a été fondée en 1948 par le chorégraphe et pédagogue George BALANCHINE et le mécène Lincoln KIRSTEIN. Après la mort de BALANCHINE en 1983, Jerome ROBBINS et Peter MARTINS en assurent la co-Direction Artistique et, depuis 1990, Peter MARTINS tient seul les rênes du New York City Ballet. Actuellement, la Compagnie compte 93 danseurs dont 24 étoiles (‘principals’). En plus d’une soirée de Gala en hommage à BALANCHINE, cinq programmes différents sont proposés : bien sûr, trois sont exclusivement consacrés à Mr. B (‘BALANCHINE en Noir et Blanc’, ‘BALANCHINE / TCHAÏKOVSKY’ et ‘BALANCHINE / New York – Paris’), un propose des œuvres des trois chorégraphes qui ont dirigé la Compagnie (BALANCHINE / MARTINS / ROBBINS) et le dernier présente des œuvres des chorégraphes émergents qui travaillent avec le New York City Ballet aujourd’hui (WHEELDON / RATMANSKY / PECK). En tout, il y a 20 chorégraphies différentes à découvrir ou à revoir, mais surtout il y a l’enthousiasme communicatif des danseurs du New York City Ballet qui offrent des moments inoubliables … (Article Patrick HERRERA)
Fondé en 1985, le Ballet Preljocaj fête cette année ses 30 ans ! Pour cette occasion, la Compagnie vient présenter à Paris sa dernière création, « Retour à Berratham » (voir photos), qui sera donnée du 29 septembre au 23 octobre 2015 au Théâtre National de Chaillot, dans la salle Jean Vilar. Créée pour le cadre magique de la Cour d’Honneur du Palais des Papes, lors du dernier Festival d’Avignon en Juillet 2015, cette pièce apparaît comme une tragédie épique contemporaine dansée, où transpire la violence de notre société … Conçue pour 11 danseurs et 3 comédiens, le chorégraphe Angelin PRELJOCAJ y met en mouvement les mots de l’écrivain Laurent MAUVIGNIER, sur un thème qui fait écho à une certaine actualité : l’histoire d’un migrant qui retourne chez lui après la guerre, pour rechercher celle qu’il aime ... A noter, une avant-première de ce spectacle au bénéfice de AIDES aura lieu demain, dimanche 27 septembre, alors qu’un film anniversaire célébrant les 30 ans du Ballet Preljocaj sera diffusé dans le Grand Foyer le samedi 10 octobre 2015. J’ajoute que, pour la Fête du Timbre des 10 et 11 octobre prochains, la Poste va également éditer un timbre en hommage au Ballet Preljocaj. (Article Patrick HERRERA)
C’est devenu une tradition, tous les trois ans l’ALVIN AILEY AMERICAN DANCE THEATER revient à Paris pour participer aux «Etés de la Danse» ! Chouchou de l’organisation, c’est déjà leur quatrième invitation en onze éditions ! Comme en 2009 et en 2012, c’est au Théâtre du Châtelet que le public parisien pourra venir les applaudir, à partir de demain et jusqu’au 1er Août 2015. Comme d’habitude, chacune des 27 représentations se compose d’une sélection de trois à cinq chorégraphies choisies parmi les dix-huit ballets présentés à Paris, dont neuf sont des premières en France. Bien sûr, on retrouve les indispensables du maître fondateur Alvin Ailey comme «Revelations» (1960), l’œuvre de référence de la Compagnie, mais aussi «The River» (1970), «Night Creature» (1974 ; voir photo) et «Pas de Duke» (1976). Côté nouveautés, des créations des fidèles de la Compagnie, comme Robert Battle, Rennie Harris, Ulysses Dove et Ronald K Brown, mais aussi Hans van Manen ou le chorégraphe à la mode Christopher Wheeldon. Voilà un programme pour passer un bel été Danse dense sur Paris ! (Article Patrick HERRERA) – Découvrez des images de l’ALVIN AILEY AMERICAN DANCE THEATER en cliquant sur Photos DANSE/Alvin AILEY.
Dans le cadre des ‘Nuits de l’Orangerie’, les 23 et 24 juin 2015, les Ballets de Monte-Carlo vont investir la scène en plein air des Jardins de l’Orangerie, dans l’écrin prestigieux du Château de Versailles. Pour cette occasion, Jean-Christophe MAILLOT, directeur et chorégraphe de la Compagnie depuis déjà 20 ans, offre un chef d’œuvre créé en 1996 : sa version de «Roméo et Juliette» ! Parmi la multitude des relectures que cette œuvre a connue, celle-ci est sans doute une des plus réussies. Toute la magie de la pièce William SHAKESPEARE et tout le génie de la partition de Sergueï PROKOFIEV sont magnifiquement servis par de fabuleux interprètes, une danse pure et fluide aux accents balanchiniens, ainsi que des décors d’Ernest PIGNON-ERNEST épurés et innovants qui participent à l’action, sans oublier les élégants costumes signés Jérôme KAPLAN. Plus courte que la version originale, cette chorégraphie en devient plus énergique et tient le spectateur en haleine, en ne conservant que l’émotion. Le récit apparaît du point de vue de Frère Laurent, homme d’église œuvrant pour la paix et souhaitant rapprocher les deux familles ennemies, lequel fait office de narrateur de cette tragédie qui aboutira à la mort des jeunes amants. Les photos présentées ci-dessus datent de 2001 et vous y retrouvez les interprètes de la création, la délicieuse Bernice COPPIETERS en Juliette et le fantastique Chris ROELANDT en Roméo, lesquels ont fait vibrer les spectateurs dans le monde entier sur leurs duos d’anthologie. Pour Versailles 2015, les Ballets de Monte-Carlo devraient présenter une relève de qualité avec Noelani PANTASTICO et Lucien POSTLEWAITE. (Article Patrick HERRERA)
Disparue le 02 mai 2015 à Munich, à l’âge de 89 ans, Maïa PLISSETSKAÏA n’était pas seulement la Prima Ballerina Assoluta ayant eu la plus longue carrière, mais elle a aussi été chorégraphe, directrice de compagnies de danse et actrice. Célèbre autant pour sa technique puissante à l’élévation prodigieuse, aux équilibres interminables et au phrasé musical enchanteur, que pour ses interprétations uniques portant l’empreinte de sa personnalité et de son tempérament de feu, Maïa a marqué les esprits par son enthousiasme, son énergie débordante et l’intensité dramatique passionnelle de ses prestations. Née le 20 novembre 1925 à Moscou, Maïa PLISSETSKAÏA baigna dès l’enfance dans le milieu artistique, entre sa mère Rakhil, comédienne, sa tante Soulamith, danseuse du Bolchoï, et son oncle Asaf MESSERER, Etoile du Bolchoï et professeur de danse. En 1932, elle rentra à l’Académie Chorégraphique du Bolchoï, dans la classe du professeur Elisaveta GUERDT, et en 1943, elle intégra le Ballet du Bolchoï directement comme soliste. Sa technique exceptionnelle lui assura un succès grandissant et, dès 1945, elle fut promue Etoile du Bolchoï. En plus de son incomparable interprétation de «La Mort du Cygne» de Mikhail FOKINE, elle dansa tous les grands classiques du répertoire et se distingua en Kitri ou en Odette/Odile, rôle qu’elle interpréta plus de 800 fois ! Sa rébellion ouverte contre le régime politique de l’U.R.S.S. la fit exclure des tournées du Bolchoï en Occident jusqu’en 1959 où, star incontournable de la Compagnie, elle participa à la tournée aux Etats-Unis et remporta un grand succès. En 1962, après le départ en retraite de Galina OULANOVA, Maïa devint la Prima Ballerina du Bolchoï. Son énergie inspira de nombreux chorégraphes et elle créa des rôles principaux dans «La Fleur de Pierre» de Léonide LAVROSKY (1954), «Spartacus» d’Igor MOÏSSEÏEV (1958), les ballets de Youri GRIGOROVITCH comme «La Belle au bois dormant» (1963) et «La Légende de l’Amour» (1965), mais surtout elle fut Carmen, son héroïne préférée, dans la «Carmen Suite» d’Alberto ALONSO (1967), rôle qui consacra sa célébrité dans le monde entier. Aspirant à une plus grande liberté, elle commença à se produire à l’étranger comme artiste invitée, principalement avec le Ballet de l’Opéra de Paris (1961 et 1964), le Ballet de Marseille et le Ballet du XX° Siècle ; ainsi, Roland PETIT créa pour elle «La Rose Malade» (1973), alors que Maurice BÉJART lui fit danser son «Boléro» à Bruxelles en 1975, avant de créer pour elle «Isadora» (1976), «Léda» (1979), «Kurozuka» (1995) et enfin «Ave Maïa» (2000) ! Avec des costumes de Pierre CARDIN et sur la musique de son mari Rodion CHTCHEDRINE, Maïa PLISSETSKAÏA réalisa plusieurs chorégraphies où elle interpréta le premier rôle : «Anna Karénine» (1972), «La Mouette» (1980) et «La Dame au petit chien» (1985). Egalement actrice, Maïa joua dans plusieurs films de fiction, dont le plus célèbre est «Anna Karénine» (1968), mais elle dansa aussi dans «Le Petit Cheval bossu» (1961) et la version filmée de son ballet «Anna Karénine» (1974). Plus tard, elle dirigea les Ballets de l’Opéra de Rome (1983-84) et de Madrid (1987-90). Phénomène de longévité, plus de cinquante ans après sa première représentation, Maïa a encore dansé une inoubliable «Mort du Cygne» en mars 1997 à la Salle Pleyel, lors d’une tournée du Ballet Impérial de Russie et, le 28 février 2006 (photo), c’est en dansant sur scène qu’elle a reçu l’hommage du public parisien à l’Espace Pierre Cardin pour ses quatre-vingts ans ! Considérée comme une légende de son vivant, Maïa PLISSETSKAÏA semblait éternelle et elle figure désormais au panthéon de la Danse … (Article Patrick HERRERA)

Commentaires

27.03 | 18:18

Pour le programme court, Yuzuru a patiné sur 'Otonal' de Raul di Blasio.

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24.03 | 14:19

hello, quelqu'un peut il me dire le titre de la musique pour le programme de Yuzuru Hanyu svp?

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16.05 | 13:56

Un spectacle de qualité avec une programmation harmonieuse entre les pièces classiques et contemporaines, mais aussi au niveau de la musique. Une belle soirée !

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15.05 | 14:26

Un beau moment très bien dansé qui permet de s'échapper du quotidien.

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