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Le troisième tableau utilise une autre musique sacrée de VIVALDI (Introduction au Miserere RV 638) et voit apparaître Olga TOTUKHOVA dans ‘Lâcher Prise’, une ballerine douée curieusement chaussée de rangers. Danseuse à la dérive qui se cherche, elle abandonne ses brodequins pour bientôt retrouver ses pointes et ‘L’Extase’, son partenaire, qui la conduit au firmament dans un touchant pas de deux. Telle une narratrice, Cloé vient conclure la pièce dans une démarche sereine, elle qui est parvenue à s’élever !

Vient ensuite «Mignonne, allons voir si la Rose …». A sa création en 2017, il ne s’agissait que d’un solo extrêmement technique de la ‘Rose’ sur le Concerto pour viola d’amore en la mineur RV 397 d’Antonio VIVALDI, mais l’engouement du public pour cette pièce a incité Alice PSAROUDAKI à le faire évoluer en un pas de deux féminin, plein de charme et de sensibilité, accompagné par le célèbre poème éponyme de Pierre de RONSARD (1524-1585) chanté par the Mignarda lute song duo, où la sensuelle Emilia SAMBOR donne vie à la ‘Jeune Fille’, alors que Justine FOIRET interprète la ‘Rose’ avec élégance et légèreté, en développant une belle technique sur pointes. Anecdote amusante : certains mouvements emprunts d’innocence d’Emilia sont venus à la chorégraphe lorsqu’elle observait sa fille de 2 ans au moment du bain. Le processus créatif de cette pièce donne envie de dire : «La Danse, c’est la Vie» !

La première partie du spectacle s’achève sur «Première Lecture» (2014), de la chorégraphe invitée Marie PERRUCHET, sur le «Didon et Enée» du compositeur anglais Henry PURCELL. Faisant écho aux «Nourritures Terrestres» d’André GIDE, ce duo contemporain explore la symbolique des sensations, la sensualité, le rapport au corps charnel, la possession amoureuse, l’éveil des sens et du désir. Dans une poétique des corps où les sentiments semblent à fleur de peau, Athina KLIRONOMOU et Kabba JALLOW dessinent leurs mouvements dans l’espace avec une belle intensité et tentent de trouver leur place l’un par rapport à l’autre. // Photo : Olga TOTUKHOVA et Kabba JALLOW dans «Auria», création d’Alice PSAROUDAKI (2023) d’après les sculptures de Patricia MAZE, ‘Lâcher Prise’ et ‘L’Extase’. // Voir la suite sur l’article suivant (3).

Commentaires

28.11 | 05:58

Comment dire que la relative difficulté technique d'un art,quelqu'il soit, en r...

27.03 | 17:18

Pour le programme court, Yuzuru a patiné sur 'Otonal' de Raul di Blasio.

24.03 | 13:19

hello, quelqu'un peut il me dire le titre de la musique pour le programme de...

16.05 | 11:56

Un spectacle de qualité avec une programmation harmonieuse entre les...